la canne BEN AKIBA

Les appareils espions

Rendus possibles grâce à l’apparition de la plaque au gélatino-bromure, les appareils espions sont très en vogue dès les années 1880. Dissimulés dans des objets usuels, ils permettent de prendre des photographies en toute discrétion. L’arrivée du film sur support souple, plus compact, stimule encore la créativité des inventeurs.

La bobine de film est adaptée à toutes sortes d’objets du quotidien. On trouve des appareils dissimulés aussi bien dans l’attirail du gentleman (montre, canne, chapeau,…) que dans un sac à main, utilisé en son temps par le service de renseignements de l’Union soviétique, le KGB. La discrétion imposant de ne pas viser son sujet, la difficulté de la prise de vue avec ce type d’appareils réside dans le cadrage.

BEN AKIBA

Le 13 août 1902, un brevet anglais qui décrit un appareil à pellicule dissimulé dans le pommeau d’une canne, est délivré au nom de Emil Kronke,

L’idée n’était pas nouvelle.

Le 14 août 1891, par exemple, A.C. Campbell avait déposé un brevet anglais pour un appareil canne ; mais il semble qu’il n’en soit rien sorti.

Le 17 février 1897, le projet d’Albin Kölher, appareil à plaque à magasin monté sur un pommeau de canne, breveté en Allemagne, n’avait pas eu plus de succès.

Ce qui différencie ces modèles, c’est le support.

L’appareil de Kronke, fabriqué à Berlin, par A Lehmann, prenait 20 vues de 13x25mm sur une pellicule de 18mm. La poignée de la canne pouvait loger 3 bobines de rechange. L’optique était de type très simple. Pour déclencher l’obturateur, on tirait un bouton placé sous la poignée. Dans certains pays, cet appareil était vendu sous le nom de Canne Ben AKIBA.

Canne photographique Ben Akiba, E. Kronke, Angleterre pour le brevet et A. Lehmann, Berlin, Allemagne, pour la fabrication, 1902

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