Gordon PARKS

“Ce que je veux, ce que je suis, ce que vous m’obligez à être, c’est ce que vous êtes. Car je suis vous, et je vous dévisage dans le miroir de la misère et du désespoir, de la révolte et de la liberté. Regardez-moi et comprenez que me détruire, c’est vous détruire. Il y a en chacun de nous quelque chose de plus profond que notre sang ou notre couleur de peau : notre aspiration commune à une vie meilleure, à un monde meilleur. « 

Parks est né à Fort Scott dans le Kansas, dernier d’une famille de 15 enfants. Il perd sa mère à l’âge de 16 ans. Il emménage alors dans le Minnesota, chez l’une de ses sœurs. Après avoir abandonné ses études secondaires, il exerce divers métiers, dont celui de pianiste. En 1937, il commence sa carrière de photographe âgé de 25 ans à Chicago, où il devient photographe de mode et de personnalités. En 1942, il reçoit une bourse de photographie de la Fondation Julius Rosenwald (en). La même année il réalise un photo-reportage pour la section photographique de la Farm Security Administration dont le projet consistait à faire un bilan objectif des conditions de vie et de travail des Américains ruraux. Après la guerre, il collabore avec la Standard Oil Company, les magazines Fortune, Life, Vogue, Glamour et Ebony. Gordon Parks meurt d’un cancer le 7 mars 2006.


 
American Gothic, 1942

 »Soudain la voix d’une femme noire d’âge mûr a rompu le silence : «Bonsoir jeune homme. Vous êtes nouveau ici, je ne vous ai jamais vu.» Tout en parlant, elle continuait son nettoyage. [ … ]
«Vous auriez quelques minutes à me consacrer ? Je vais travailler ici comme photographe et j’aimerais connaître un peu votre vie. » […] Tout à coup, je me suis souvenu de ce tableau que je n’avais jamais oublié : American Gothic de Grant Wood. [ … ] J’ai sorti mon appareil. Un immense drapeau américain pendait du plafond jusqu’au sol. «Mettez-vous juste devant le drapeau.» Dans une main je lui ai fait tenir son balai, dans l’autre son balai à franges. « Maintenant regardez droit vers l’objectif et pensez à tout ce que vous venez de me dire.» Pendant tout un quart d’heure, je l’ai photographiée. « Merci
infiniment, madame Watson. ».


 

Harlem Gang Leader, 1948

La série de clichés du chef de gang Red Jackson.

À la manière d’un metteur en scène, Gordon Parks développe une logique narrative (« Harlem Gang Leader » est déjà presque un film… ) mais le photographe qu’il est sait pertinemment que chaque image singulière renferme une histoire. De toutes les rencontres rapportées dans ses écrits autobiographiques, un seul personnage se révélera réfractaire à l’attrait exercé par Gordon Parks : Red Jackson, l’adolescent de seize ans, chef de gang à Harlem et protagoniste de « Harlem Gang Leader ». Si Parks a su habilement le séduire avec sa belle voiture, quelques bons repas et surtout sa parfaite loyauté, il ne parviendra pas, un an plus tard et malgré ses recherches, à retrouver le jeune Red. Trente ans après, ils se croiseront par hasard dans la rue; évasif et fuyant, Red promet à Parks de le rappeler, ce qu’il ne fera jamais.


 

Invisible Man, 1952

« La ségrégation, ce legs empoisonné de l’esclavage, nourrissait toujours la tension sociale en Amérique quand on m’a envoyé dans le Sud pour en témoigner. Je devais me concentrer sur l’ennemi le plus impitoyable de l’homme noir. […] Nous somme restés une semaine sur place, à observer la lutte de la famille pour survivre. Nous dormions sous le porche. Pendant que Willie bûcheronnait, sa femme tenait le jardinet ».
Quand Parks débarque à Los Alamos, son assurance et sa curiosité s’évanouissent, un paysage muet s’offre à ses yeux. « Les éléments du décor étaient vraiment photogéniques, mais incompréhensibles. Je photographiais à l’aveugle, essayant de saisir le sens de choses qui dépassaient mon imagination. »


 

Segregation Story, 1956

« La ségrégation, ce legs empoisonné de l’esclavage, nourrissait toujours la tension sociale en Amérique quand on m’a envoyé dans le Sud pour en témoigner. Je devais me concentrer sur l’ennemi le plus impitoyable de l’homme noir. […] Nous somme restés une semaine sur place, à observer la lutte de la famille pour survivre. Nous dormions sous le porche. Pendant que Willie bûcheronnait, sa femme tenait le jardinet ».
Quand Parks débarque à Los Alamos, son assurance et sa curiosité s’évanouissent, un paysage muet s’offre à ses yeux. « Les éléments du décor étaient vraiment photogéniques, mais incompréhensibles. Je photographiais à l’aveugle, essayant de saisir le sens de choses qui dépassaient mon imagination. »


 

Flavio, 1961

« La ségrégation, ce legs empoisonné de l’esclavage, nourrissait toujours la tension sociale en Amérique quand on m’a envoyé dans le Sud pour en témoigner. Je devais me concentrer sur l’ennemi le plus impitoyable de l’homme noir. […] Nous somme restés une semaine sur place, à observer la lutte de la famille pour survivre. Nous dormions sous le porche. Pendant que Willie bûcheronnait, sa femme tenait le jardinet ».
Quand Parks débarque à Los Alamos, son assurance et sa curiosité s’évanouissent, un paysage muet s’offre à ses yeux. « Les éléments du décor étaient vraiment photogéniques, mais incompréhensibles. Je photographiais à l’aveugle, essayant de saisir le sens de choses qui dépassaient mon imagination. »


 

Black Muslims, 1963

« La ségrégation, ce legs empoisonné de l’esclavage, nourrissait toujours la tension sociale en Amérique quand on m’a envoyé dans le Sud pour en témoigner. Je devais me concentrer sur l’ennemi le plus impitoyable de l’homme noir. […] Nous somme restés une semaine sur place, à observer la lutte de la famille pour survivre. Nous dormions sous le porche. Pendant que Willie bûcheronnait, sa femme tenait le jardinet ».
Quand Parks débarque à Los Alamos, son assurance et sa curiosité s’évanouissent, un paysage muet s’offre à ses yeux. « Les éléments du décor étaient vraiment photogéniques, mais incompréhensibles. Je photographiais à l’aveugle, essayant de saisir le sens de choses qui dépassaient mon imagination. »


 

The Fontenelle Family, 1967

« La ségrégation, ce legs empoisonné de l’esclavage, nourrissait toujours la tension sociale en Amérique quand on m’a envoyé dans le Sud pour en témoigner. Je devais me concentrer sur l’ennemi le plus impitoyable de l’homme noir. […] Nous somme restés une semaine sur place, à observer la lutte de la famille pour survivre. Nous dormions sous le porche. Pendant que Willie bûcheronnait, sa femme tenait le jardinet ».
Quand Parks débarque à Los Alamos, son assurance et sa curiosité s’évanouissent, un paysage muet s’offre à ses yeux. « Les éléments du décor étaient vraiment photogéniques, mais incompréhensibles. Je photographiais à l’aveugle, essayant de saisir le sens de choses qui dépassaient mon imagination. »

Bibliographie

1966 – A Choice of Weapons

invisible man

ségragation story

1967 – A Harlem Family

A Hungry Heart

A Poet and His Camera

Flavio

The Learning Tree

Gordon PARKSpierremmanuel