Écrits sur la photographie – Pierre Mac Orlan

La photographie est un art d’expression littéraire»(1929).C’est l’art le plus près de la littérature.

Le pouvoir créateur de la photographie, écrit-il en 1932, est beaucoup plus puissant que la vision directe de I’ œil par la nature

La vision photographique s’associe très adroitement aux mœurs secrètes des choses. Elle en exagère souvent l’aspect tragique et fantastique

Titre : Pierre Mac Orlan – Ecrits sur la photographie
auteur : Clément Chéroux
isbn : 978-2-84597-427-2
éditeur : Textuel
collection :  » l’écriture photographique « 
parution : 2011
langue : français
format :
16×21 cm
collation :
192 p.
illustrations :
60 illustrations noir et blanc
couverture :
broché
traducteur :
illustrateur :
photographe :
édition : 1ère
signature : aucune
numérotation : aucune
stock :
1
état :
excellent pour son âge

Si Roland Barthes a écrit la Chambre claire, œuvre qui traite de la photographie, ni lui ni personne ne fut un producteur aussi gargantuesque de l’écriture dédiée à la photographie que Pierre Mac Orlan. Pierre Mac Orlan (1882-1970) est le créateur d’une œuvre imposante, d’une grande homogénéité malgré la diversité des formes sous lesquelles elle se manifeste. Du roman à la chanson, de l’essai à la poésie, son œuvre s’organise autour de quelques concepts clés, au premier rang desquels un abord original et poétique de l’existence contemporaine : le fantastique social.

Si ce dernier est connu pour être l’auteur de Quai des Brumes, il l’est moins du grand public pour son travail d’écriture et d’analyse autour de la photographie. Et c’est cette lacune dans les mémoires qui va être un peu comblée avec cette publication dont il est question dans ce billet.

L’œuvre est un mélange de photos personnelles et de textes théoriques analysant le monde obscur de la photographie. Et qu’il est joli ce parallèle entre photographique et littérature !

On s’amuse autant qu’on apprend. Et comme le précise la maison d’édition :

Ces écrits ne sont pas connus des spécialistes et a fortiori du grand public, parce qu’ils n’ont jamais été réunis. Dès la fin des années 1920, Pierre Mac Orlan propose un concept novateur, le « fantastique social », qui offre le chaînon manquant entre un surréalisme à la française et l’expressionnisme allemand et permet de comprendre admirablement ce qui est en jeu dans les recherches photographiques de l’époque.

Outre l’anthologie illustrée par les plus grands photographes de l’époque, l’ouvrage se compose d’un essai de Clément Chéroux et des photos prises par Mac Orlan lui-même.

Une œuvre délicieuse proposée par un critique hors pair. À lire pour la qualité et aussi pour l’évidence.

Si Pierre Mac Orlan a lui-même beaucoup photographié, comme ce livre le révèle pour la première fois, il est aussi l’écrivain de sa génération qui a le plus écrit sur la photographie. Entre les années 1920 et l’après-guerre, il signe une vingtaine de textes, essais ou préfaces, sur tout ce que Paris compte alors de photographes intéressants : Eugène Atget, Germaine Krull, André Kertész, Claude Cahun, Willy Ronis et quelques autres. Ces écrits, peu connus des spécialistes et a fortiori du grand public, n’ont, à ce jour, jamais été réunis. Clément Chéroux les exhume de leur gangue d’oubli et montre dans une introduction éclairante comment ils fondent un concept, le « fantastique social », extrèmement utile pour comprendre les enjeux des recherches photographiques de l’époque, entre expressionnisme et surréalisme.

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