ORIHARA Kei

Orihara naît en 1948 à Shimonoseki dans la préfecture de Yamaguchi. Elle étudie à la faculté de lettres de l’université Chūō à Tokyo et s’intéresse à la photographie grâce à un club de photographes. Après ses études, elle travaille pendant un certain temps dans l’édition avant de s’installer comme photographe indépendante en 1977 en se concentrant sur le travail en magazines pour lesquels les tâches de routine comprennent des photos de personnes interrogées pour les magazines et des portraits de poètes pour le magazine Gendai-shi techō (現代詩手帖?).

Orihara organise sa première exposition solo, Soul South, en 1977. Un de ses premiers projets est consacré aux personnes assises dans les trains de Tokyo. De 1979 à 1981 elle vit à New York, où elle se lie d’amitié avec un modèle nommée Jana. Les photographies de la vie quotidienne de Jana sont exposées au Japon en 1982, puis adaptées dans l’édition japonaise de Playboy et en livre (Jana: The New York Girl) publié en 1984. Ce travail est notable à la fois pour le portrait d’une femme par une femme et pour la libre discussion d’Orihara relativement à ses perceptions des différences et des similitudes entre son modèle et elle-même.

En 1984 Orihara est remarquée pour son succès dans les portraits d’intérieur avec lumière naturelle et ambiante, elle évite les éclairages artificiels.

Diverses expositions suivent tandis qu’elle se consacre essentiellement à la photographie de portrait pour des magazines, par exemple accompagnant une série écrite par Eimi Yamada dans Men’s Non-no. En 2000 elle réside à Tokyo.

En 1999 Orihara publie photo Love, livre illustré sur sa vie en tant que photographe. Il paraît à une époque où se produit une certaine effervescence de la photographie chez les jeunes mais Orihara observe que les préoccupations de bon nombre de ces jeunes photographes sont d’ordre privé et elle espère encourager les gens à voir la photographie comme un outil avec lequel ils peuvent se rapporter à d’autres personnes et à la société.

En continuité de l’intérêt que porte Orihara aux personnes qui semblent à première vue différentes d’elle, elle s’engage dans un projet sur la troisième génération de jeunes Coréens au Japon et les fidèles d’une église catholique située à Sotome dans la préfecture de Nagasaki.

Orihara se tourne vers les paysages urbains et photographie les villes portuaires de Kobe, Kita-Kyūshū et Hakodate ainsi que les châteaux d’eau posés sur les toits de la ville de New York (en particulier ceux dont la forme traditionnelle est en tonneau); ces derniers paraissent à la fois pour les adultes intéressés par la photographie7 ainsi qu’en album photo pour enfants.

De 2004 jusqu’à 2010, Orihara vit à Athens en Georgie puis elle s’installe à New York. À partir de juillet 2011, elle tient un photoblog de scènes dans et près de Sunnyside dans le Queens.

 

 

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